Fuir nos démons…

« Fuir nos démons, c’est leur permettre de nous rattraper au pire moment »

Un réflexe commun face à la crainte est la fuite, le refus d’affronter une situation problématique. Nous avons chacun nos démons, logés au creux de nos faiblesses, qui nous rendent vulnérables quand nous voudrions agir. Alors demain semble toujours meilleur moment que maintenant.

Ce qui est étrange est la particularité de nos démons, issus souvent de la prime jeunesse, à la période fondatrice de notre tempérament. Donc, ce qui est difficile pour certain est aisé pour d’autres et vice et versa. Nous menons des combats personnels. Il serait bien commode de pouvoir troquer les démons sur une bourse aux échanges de façon à éradiquer ceux qui ne nous impressionnent pas et par réciprocité être débarrassé des nôtres.

Je suis tenté parfois de repousser une échéance que je sais pourtant fatidique. Or, en procédant ainsi, je prends le risque d’être pris au dépourvu plus tard, quand aucune esquive ne sera possible et quand l’énergie me manquera. Car plus le doute dure, plus il ronge de l’intérieur. Il se peut en outre que les problèmes s’accumulent. Alors je serais vaincu par mes démons.

Ainsi, il faut régler les soucis tôt et éviter les kystes. Il est une exception à cette urgence : l’attente du moment opportun pour trouver l’écoute des personnes impliquées dans la résolution des problèmes. Ironiquement, la décision d’agir rend souvent trop impatient pour attendre ce moment.

À chaque fois que je réussis à faire le geste nécessaire ou dire la parole attendue en dépit de mes démons, je ressens une libération bienfaitrice et un regain de confiance.

Cet article a 1 commentaire

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    Ah! cela parait un peu difficile, mais si tu avais pu me dire cela quand j’avais 20 ans…que d’erreurs aurais je évitées…
    JP

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